fbpx

Je veux rentrer dans ma robe de mariée ! (1/2)

robe mariée poids

Le drame ! Je ne rentre plus dans ma robe de mariée.

Mais que s’est-il passé ? Pourquoi mon corps a-t-il autant changé en si peu de temps ? 

Avant de vous expliquer comment j’ai fait pour passer de cette photo à celle dans le fond de l’article, j’aimerais vous retracer les événements avant et pendant ma prise de poids (sinon vous ne pigerez rien). Ainsi que la raison qui m’a poussé à vouloir perdre du poids. En effet, je prône l’acceptation de soi à longueur de journée et voilà que je fais un article sur ma perte de poids. Ca pourrait paraitre incohérent. Mais non, vous verrez ! Et d’ailleurs acceptation n’est pas synonyme de résignation. 

 

Commençons par le commencement ! Et comme c’est une histoire de robe de mariée (enfin c’est ce que je pensais, mais ça allait plus loin…), je propose qu’on commence par la rencontre avec ce morceau de tissu que j’adorerai puis détesterai, pour au final le trouver « fait pour moi » (tiens bizarre, c’est un peu le même avec mon corps. Coïncidence ? je ne pense pas). 

Donc l’histoire de cette robe (et de mon corps qui gonfle) :

Juin 2018, je m’envole pour Séville pour le choix ma robe de mariée avec mes témoins (ma soeur et ma meilleure amie). A ce moment, je fais X kilos (je n’ai pas envie que vous vous compariez à moi donc je ne donnerai pas mon poids). Mon corps n’est pas très musclé car ça fait quelques mois que je ne fais plus de sport mais ma silhouette est fine, mon corps me plait. Enfin je pense. A vrai dire, je ne pose pas la question mais ça doit être bon signe ! Mon corps est comme il est, comme je l’ai toujours connu (ou plutôt vu évoluer). Tout va bien dans le meilleur des mondes. Et je trouve LA robe faite pour moi ! 

Juillet-Aout-Septembre 2018, les vacances sont là et j’en profite ! Entre Séville avec le chéri, Rome avec ma petite soeur, la coupe du monde (et ses 3ème mi-temps), un w-e à la mer entre amis, mon EVJF, je ne m’ennuie pas et du coup mon corps non plus. Côté poids, durant toutes les vacances, j’oscille entre X kg et X+1 kg. A chaque événement festif ou voyage, je prends 1 kilo, que je reperds aussitôt rentrée à la maison. Dès que je reprends ma routine, mon kilo « plaisir » disparait sans effort, naturellement. Donc fin septembre je fais toujours X kg. Tout va toujours bien… mais attendez ça ne dure pas !

Décembre 2018, je retourne à Séville pour le deuxième essayage, cette fois avec ma maman et ma soeur. Et là, c’est le drame ! La vendeuse galère à me faire rentrer dans ma robe qui a été créée à ma taille… mais celle de juin ! Je ne sais pas si vous avez déjà vécu cette sensation horrible de ne pas rentrer dans un vêtement, ou de réussir finalement à y rentrer mais en se sentant à l’étroit, serrée, saucissonnée. Finalement j’y rentre mais je me sens mal. Je sens cette robe qui m’empêche de respirer, de bouger, quelle horreur ! Je sors de la cabine, je me regarde dans le miroir et là, c’est le drame ! Je me sens moche, grosse et j’ai même l’impression que ma robe n’est plus jolie. Je ne reconnais plus ma magnifique robe qui m’avait donné les larmes aux yeux au premier essayage. Je scrute mon corps, ses formes et je ne me reconnais plus. Lors de cette confrontation avec mon reflet, ma petite voix négative me souffle : « impossible que je me marie comme ça » et « mais c’est quoi ce corps, c’est pas moi ça ! » Mon enthousiasme a laissé place à la frustration. Au point où, quelques heures plus tard, je pleure en repensant à cette image de « non » moi, ce corps que je ne reconnais pas. 

Voila donc pourquoi j’ai voulu maigrir.  Je ne parvenais pas à m’identifier à ce corps qui n’était pas le mien. Ou du moins celui que je connaissais. Il avait changé beaucoup trop vite, je n’avais pas eu le temps de m’habituer. J’avais l’impression de ne pas être moi

Vous allez me demander, et quel poids tu faisais ? Et bien je me suis posée la même question que vous. Donc évidemment, dès le lendemain de mon retour, à jeun toussa toussa, je me suis pesée. J’avais en fait pris un peu plus de 4kg en 2 mois. Tout au niveau du ventre, pas étonnant c’est toujours à cette zone que je prends. Mais aussi, au niveau des poignées d’amour et du bas du dos. Zones où je n’avais par contre jamais pris de poids, d’où mon impression de ne pas être moi. J’ai alors compris pourquoi je trouvais que ma robe ne me mettait plus en valeur. La premières fois que je l’ai essayée je disais « elle me va comme un gant », elle épousait mes formes et mettait en valeur un de mes atouts, ma taille fine. Connaitre nos atouts et s’y concentrer est important quand on veut s’accepter (ou pour body positiver). Mais quand nos atouts se font la malle, ça devient plus difficile de ne pas se concentrer sur ses complexes. La balance atouts/complexes penchait du coté des complexes. 

 

Petite réflexion : 

Vous vous rendez compte à quel point porter un vêtement non adapté à notre morphologie peut nous impacter ?! Après coup je me rends compte que ce qui coinçait, c’était le fait que ma morphologie avait changé et donc que ma robe n’était plus adaptée à ma « nouvelle » silhouette. Mais c’était cette robe que j’avais choisi donc j’ai préféré changer mon corps pour la robe et non la robe pour mon corps. (De toute façon l’acompte était mis, la robe était faite, je n’allais pas en acheter une deuxième haha). Enfin tout ça pour dire que si vous essayez un jeans dans lequel vous vous sentez saucissonnée, changez de jeans, pas de corps ! 

Tu seras la plus belle à ton mariage ! Promis juré craché !

Ca y est, on y vient. Je vais enfin vous expliquer ce que j’ai fait pour rentrer dans cette robe diabolique (mais sublime).  

Si vous me suivez sur Instagram (et si ce n’est pas encore le cas, honte à vous), vous savez que je suis pour la prise en charge holistique. Je ne me suis donc pas concentrée uniquement sur mon corps, mais aussi sur mon esprit, mes émotions, mon inconscient. Et c’est ce que je vais t’expliquer ici, dans cet article. Et dans la seconde partie (le prochain article) je te partagerai ce que j’ai mis en place au niveau de mon corps. 

On croit souvent que le poids est forcément lié à son alimentation, et pourtant… Vous risquez d’être étonné(e)s de l’influence de l’inconscient sur le corps. 

Un esprit léger pour un corps léger ?

Très vite j’ai compris que ces quelques kilos pris soudainement cachaient certainement quelque chose. J’ai donc décidé d’aller voir ce qu’il se passait la haut (dixit mon inconscient) pour comprendre. Et pour cela je me suis faite aidée par une kinésiologue, un médecin chinois et une coach en ayurveda.

J’ai commencé par prendre rendez-vous chez une kinésiologue. Parce qu’elle m’avait déjà beaucoup aidé pour d’autres bocages (j’en parle ici). J’ai eu quatre rendez-vous avez elle. 

Janvier 2019 – Poids : X + 4kg – Premier rendez-vous chez la kinésiologue : 

Je lui partage mon mal être face à ce corps que je ne reconnais plus, après quoi on convient que mon objectif sera : « je retrouve mon corps à moi« . 

Elle me dit qu’actuellement, je me sens sans amour pour moi-même, non-aimable (sans blague !) Je me sens également en colère alors que je devrais être responsable et dans les peurs alors que je devrais être téméraire. Je ne comprends pas où elle veut en venir mais je sais qu’au fil de la séance cela s’éclaircira. 

Et pour que ça soit plus compréhensible, on fait une récession d’âge (pour comprendre à quel moment ce blocage s’est mis en place et pourquoi il se réveille maintenant). 

On remonte à mes 22 ans (oui encore cette fameuse année de séparation dont je parle déjà ici ). Année de séparation avec mon ex mais aussi de rencontre avec mon chéri. Après la séparation, je me suis sentie effectivement non-aimable, en colère et j’avais perdu ma confiance en moi. J’ai alors perdu beaucoup de poids je faisais X – 2 kg. J’ai commencé à faire la fête, à sortir pour me changer les idées ou plutôt arrêter de ruminer. Et je me suis rendue alors compte que je plaisais et cela m’amusais de séduire. Mon estime blessée bombait du torse. J’ai commencé à reprendre confiance en moi et je redevenais téméraire, je retrouvais ma joie de vivre. Mais surtout je me sentais libre, libre d’être MOI ! Voila comment j’étais quand j’ai rencontré mon chéri. J’ai d’ailleurs mis un peu de temps à accepter de démarrer une histoire avec lui. J’avais peur de perdre cette liberté, ou plutôt mon individualité retrouvée. 

En discutant avec la kinésiologue, je me rends compte que j’ai justement commencé à prendre du poids juste après mon EVJF. Tiens justement un événement où on fête la dernière soirée en tant que « célibataire ». Moment où on n’est pas responsable, où on ose et pendant lequel on se sent libre. (Là normalement vous commencez à reconstituer le puzzle. Non ? Bon ok je vous aide). Au moment du rendez-vous, je m’apprête à me marier, à « renoncer à ma liberté »… CQFD !  Alors oui je sais que le mariage n’est pas synonyme de privation de liberté. Mais mon inconscient lui en est convaincu. Il est un peu archaïque le coco. La kinésiologue m’explique alors que mon poids est là pour me protéger de mon grand besoin de liberté. Mon inconscient me fait prendre du poids pour m’obliger à m’ancrer.  

Quelques jours après, j’ai un déclic, comme un flash, une phrase qui me vient à l’esprit. « Je ne serai plus jamais la copine de… mais je serai MOI, WENDY ! » Je comprends alors pourquoi on est remontées à mes 22 ans. Après ma rupture, je m’étais rendue compte que je m’étais éloignée de mes amies et de moi-même, je m’étais mise de côté pour ma relation. Au final, on ne me connaissait uniquement à travers ce rôle de « copine de ». Combien de fois, après la rupture, j’ai entendu « ah oui tu es l’ex de… » (Et accessoirement, je suis Wendy, une fille souriante, pleine de vie, mais ça tu ne le sauras jamais vu que tu ne te donnes pas la peine de ME connaitre !) Je ne voulais plus jamais ressentir cette sensation de ne pas exister. Je redeviendrais MOI et on me connaitrait parce que je suis MOI ! A 22 ans je me suis fait la promesse de ne plus être la copine de… Et aujourd’hui, je m’apprête à devenir la femme de… (Là si vous n’avez pas pigé, je ne peux plus rien pour vous). 

Côté poids, aucun déclic à l’horizon par contre. Je suis un peu frustrée. Mais pourquoi mon inconscient s’obstine à me faire prendre du poids pour me protéger de mon besoin de liberté ?! Pourtant (consciemment) je sais que ce n’est pas incompatible. Et puis je veux me marier ! 

Mars 2019 – Poids : X + 4kg – Mois remplis de rendez-vous : 

Rendez-vous avec une coach en ayurveda : 

Je suis heureuse d’avoir ce rendez-vous, je m’attends à avoir des conseils pour adapter mon alimentation à mon dosha (profil) et donc retrouver mon poids d’équilibre. Sauf que l’entretien ne se passe pas comme je l’avais imaginé. 

Très vite, Christelle me fait comprendre que, vu ma façon de fonctionner, mon poids n’est en fait qu’un ancrage dans l’instant présent (décidément elles se sont donnés le mot). Un de mes dosha est en effet exacerbé, je suis donc trop dans ma tête et je vis trop à mille à l’heure. Elle me donne certes des conseils au niveau de l’alimentation (des choses à éviter ou à privilégier) mais elle insiste surtout pour que j’adapte mon rythme de vie à mon dosha. Elle me conseille de ralentir mon rythme. A ce moment-là j’ai effectivement beaucoup de projets en cours (la création de mon site, le lancement des ateliers, l’organisation du mariage, etc). Elle me dit également qu’il est important que je me défocalise de mon poids, de plutôt mettre cette énergie à prendre soin de mon corps et de mon mental. Et elle me donne quelques compléments alimentaires à base de plante pour m’y aider. Ce rendez-vous a été comme une claque pour moi. J’ai du me rendre à l’évidence et arrêter de nier mon état, j’étais épuisé ! J’ai donc suivi ses conseils et pris soin de moi.

Rendez-vous chez le médecin chinois : 

Je l’ai contacté suite à une discussion avec une de mes coachées. Il avait réussi à faire le lien entre une prise de poids localisée et ce qu’elle vivait dans sa vie. Ca m’avait bluffé et moi aussi je voulais comprendre ce que signifiait cette prise de poids ciblée. (Le lien corps-esprit me passionne) ! Une fois dans son bureau, c’est plus fort que moi, je lui demande ce qu’il a fait comme formations. J’apprends alors qu’il a plusieurs casquettes puisqu’il est médecin chinois, ostéopathe et kinésiologue. Je comprends mieux son niveau d’expertise. Je suis impressionnée !  

Ce rendez-vous m’a retourné…

Dès le départ il me dit « vous faites votre « super woman » et sans comprendre pourquoi, j’en ai les larmes aux yeux (bon ok je suis hypersensible). C’est vrai que j’ai toujours rêvé d’être une femme forte, indépendante, sur tous les fronts. Et là je n’y parviens plus, je me sens tellement fatiguée et impuissante. Il me dit alors que c’est justement parce que je fais « ma super woman » que je suis dans cet état. Hop une claque ! Puis il nuance (ouf ce n’est pas que de ma faute) en me disant que le problème n’est pas seulement que j’en fais beaucoup mais qu’en plus j’ai l’impression de ne pas avoir de reconnaissance pour tous mes efforts et mon investissement. Puis il ajoute que cela est de ma faute (hop encore une claque) car je rends tout ça « normal ». Il me conseille de communiquer, d’exprimer toutes mes frustrations. Voila que je m’entends dire des conseils que je donne sans cesse. En vérité je ne me rendais même pas compte que tout cela m’épuisait et me frustrait. 

Enfin, il me parle d’une situation que je n’aurais pas digérée mais je ne vois pas du tout de quoi il parle. 

Le soir, à la maison, je prends directement le temps de parler au chéri. Il fallait que je communique ? Et bien c’est ce que j’allais faire ! Je lui explique mon rdv et mon ressenti, il m’écoute et je me rends compte que ça fait du bien de partager tout ce que j’ai sur le coeur et dans la tête. Ca fait de la place, je respire ! De plus, j’ai vraiment bien fait de tout lui expliquer car c’est finalement lui qui trouve la situation que je n’avais p-e pas digéré. C’était lors d’une discussion, je n’avais pas digéré des paroles qui m’avaient blessée. En parler à ce moment-là, nous aide à éclaircir la situation et ces paroles mal interprétées. A partir de là, je me libérerai l’esprit a chaque fois que j’en ai besoin. 

Deuxième rendez-vous chez la kinésiologue: 

La kinésiologue me dit que j’ai l’impression de devoir me taire, je n’ai pas accepté certaines paroles, conséquence ; je me renferme. Le poids pris au niveau du ventre représente physiquement ce besoin de me mettre dans ma « bulle » ou de mettre une barrière entre moi et l’autre. Quand elle me dit ça, je ne suis pas du tout étonnée, je sais que c’est un moyen de défense que j’ai depuis petite. Enfant, dès qu’on me disait une chose qui me blessait je m’imaginais me mettre dans une bulle et je me répétais mentalement « tu ne les entends pas Wendy, tu es dans ta bulle ». Et encore aujourd’hui, même si ce n’est pas facile à admettre, j’ai encore tendance à me renfermer comme une huitre quand je suis blessée. Sur le coup je fais le lien avec le rendez-vous du médecin chinois et la fameuse dispute. 

Comme toujours, on retourne à l’âge figé au niveau de l’inconscient. Elle me dit que je fonctionne toujours comme à mes 15 ans, âge où j’ai eu besoin de ma bulle. Elle me parle également d’une problématique du manque de père. (Pour que vous suiviez je dirai « papa » pour l’homme qui m’a vu grandir et « père » pour mon géniteur). 

A cet âge j’ai appris que je n’avais pas le même papa que ma soeur. Que celui que je pensais être mon papa n’était pas mon père biologique. Et d’après la kinésiologue, j’aurais souffert de ne pas pouvoir créer une relation authentique avec mon père. (Pour divers raison, je ne rentrerai pas dans les détails pour éviter de vous saouler et parce que ça implique d’autres personnes que moi). 

En réponse à cette frustration, je me serais montrée « destructif dans l’indifférence ».  Je me suis sentie non-aimée ou non-aimable (vous voyez le lien avec le premier rdv ?!) en conséquence de quoi je me suis construit un coeur de pierre vis à vis de l’amour paternel (ou peut-être vis à vis des hommes). 

De plus elle me dit qu’à ce moment là, j’ai développé une « peur de recevoir des paroles qui tuent », j’ai vécu une blessure d’amour propre et j’ai ressenti une déception affective. (Sans blague !) Elle ajoute que je me suis sentie obligée de ravaler mes émotions pour faire plaisir à l’homme. 

Et le lien avec le présent et avec ma situation ?  A l’heure actuelle, lorsque le chéri me dit des paroles qui ne me plaisent pas, je me mets dans ma bulle et tente de me montrer indifférente. J’ai en fait peur que la discussion dégénère et finisse par blesser mon amour propre. Je ressens donc le besoin de me protéger, c’est devenu mon mode de fonctionnement. De cette manière j’ai l’impression d’éviter d’être déçue alors que ce comportement est destructif puisque je me replie sur moi-même avec mes interprétations (souvent erronées) et mes peurs. 

Enfin, à 15 ans j’ai eu l’impression de devoir renoncer à moi-même pour la famille. Effectivement, j’ai choisi de taire le fait que je savais la vérité pour le bien de tout le monde et parce que j’avais l’impression que revendiquer « mes origines » serait trahir ma famille, la famille qui m’a donné son nom. Au moment du rendez-vous, je m’apprête à me marier, renoncer à moi en devenant la femme de… et en changeant justement ce nom de famille. 

Après ce rendez-vous, toujours pas de changement côté poids. Mais les choses commencent à s’éclaircir et surtout les discours des différents professionnels se recoupent donc je suis encore plus bluffée et convaincue qu’il y a un blocage quelque part. 

Avril 2019 – Poids : X + 4kg – Rendez-vous chez le kinésiologue qui débloquera enfin mon poids : 

Je commence la séance en lui partageant ma frustration de ne pas voir de résultats et en lui demandant de changer mon objectif, pour le rendre plus précis. Il devient : « je retrouve mes X kg ». Dès le début du rendez-vous on comprend pourquoi je ne remarque pas de changement au niveau du poids. La kinésiologue me dit qu’une « interdiction à atteindre l’objectif » me bloque. En gros, mon inconscient refuse mon objectif de perte de poids. (Il commence à me chauffer celui-là !) Elle cherche la raison et découvre une « culpabilité de céder à ma libido ». (Ok là je suis encore plus paumée). On discute avec la kinésiologue et elle me rappelle que c’est effectivement  après mon EVJF que j’ai grossi. Dernier jour de « célibataire ». Et ajoute que « libido » peut être entendu dans le sens de séduction…

Je ne comprends quand même pas le lien et pour cause, la raison du blocage ne m’appartient pas. En effet, on fait une récession d’âge et on revient à mon premier mois intra-utérin. Le mois suivant ma conception… 

De part ma relation fusionnelle avec ma maman, à ce moment là j’ai ressenti toutes ses émotions. Mon EVJF m’aurait fait revivre des émotions ressenties lorsque j’étais dans le ventre de ma maman. La kinésiologue me dit que c’est une mémoire qui se rejoue. Le truc vraiment bluffant c’est qu’au premier rendez-vous chez la kinésiologue j’avais beaucoup de symptômes d’une femme enceinte (ventre gonflé, seins douloureux et gonflés, etc). 

La kinésiologue ajoute qu’à ce moment là « je suis petite mais importante ». Effectivement, en parlant avec ma maman, je comprends que dès le début, même si je ne suis qu’une « crevette », je suis importante pour elle et elle se « battra » pour me garder. 

Si je devais faire le lien avec le présent, je dirais qu’il m’arrive, dans certaines situations, de me sentir toute petite face aux hommes. Mais malgré tout importante ! C’est l’histoire de ma vie, les hommes tentent de me dévaloriser (sauf mon chéri, ouf) mais grâce à ma maman je sais que j’ai de la valeur, et je compte bien le revendiquer ! 

Enfin, à partir de ce rdv, je sens que quelque chose a changé. Sur le trajet je pleure sans raison, certainement des émotions qui refont surface. Pourtant je me sens plus légère et j’ai l’impression que mon inconscient va enfin me laisser maigrir. Et mon impression se confirmera quelques temps après. 

Mai 2019 – Poids : X + 2kg – Mois du mariage – Dernier rendez-vous chez la kinésiologue : 

Depuis le dernier rdv j’ai enfin perdu 2kg.. Ce n’est pas les 4 kg, je sens que mon corps stagne, que mon poids est « coincé » à un palier, mais je suis déjà hyper heureuse de voir que mon corps tend vers son poids d’équilibre. Je sais que faire du chiffre une obsession ne va que le cristalliser donc je lâche prise et fais confiance à mon corps. D’ailleurs je le remercie chaque jour dans mon carnet de gratitude. 

Je suis reconnaissante de ce que j’ai mais je reste focus sur mon objectif et continue le suivi pour tenter de l’atteindre. Et cette dernière séance sera très perturbante, il me faudra un petit temps pour faire les liens et comprendre le message derrière. 

Dès le début de la séance, la kinésiologue me parle de « voyagements (non non il n’y a pas de faute d’orthographe) qui déclenchent des mémoires ». J’ai été voir ce que voulait dire « voyagements », ce sont « des allés et venues ». Je fais donc le lien entre les allés et venues que le chéri et moi avons fait en 2018 pour organiser le mariage à Séville. Elle ajoute que ces « déplacements permettent le rapprochement filiale dans la confiance et la reconnaissance et un retour de l’enfant prodigue ». (Je suis aussi allée voir la définition de « prodigue », différent de « prodige » et en gros c’est un môme qui dépense tout son argent). A ce moment clairement, nos économies vont à notre projet de mariage en Espagne. 

Lors de la récession d’âge, on retourne cette fois à mes 19 ans. Et là je suis paumée (encore une fois). Je ne sais pas si le lien est avec l’Espagne ou mon projet de mariage. A cet âge j’étais en première année à l’université (un projet qui coûte aussi de l’argent) et j’ai retenté un contact avec mon père biologique (pour en savoir plus sur mes origines espagnoles) et avec mon papa (pour qu’il aide ma maman a financer mes études). Dans les deux cas cela m’a rapproché de ma maman effectivement car c’est encore elle qui a assumé le rôle de mère et le rôle de père. Elle m’a aidé à financer mes études, m’a soutenu et m’a réconforté quand j’ai été déçue du coté paternel. 

Pour le lien avec le présent, ma maman m’aide en m’offrant ma robe de mariée et joue le rôle du papa en m’amenant à l’église. 

On continue la séance et on découvre que je ressens la peur de manquer (d’argent) de ma maman. Ma maman, de part son histoire, a développé cette peur. Et moi, fusionnelle, je l’ai ressenti aussi à ce moment là. 

Vous allez me dire, et le lien avec le présent et le poids ? Bah « comme par hasard », je suis avec un chéri qui a également cette peur ! Et lorsque nous ressentons une peur de manquer, il arrive que nous faisions « des réserves » et donc que nous grossissons. (Si vous voulez plus d’infos à ce sujet je vous conseille de lire « votre poids vous raconte »). Et comme je voulais mener ce projet, de mariage, à bien sans aide. Mon stress de ne pas y arriver seule m’a fait prendre du poids.

De plus ça coïncide avec le rendez-vous précédent. Lorsque ma maman a découvert qu’elle était enceinte, elle a aussi ressenti ce stress de devoir gérer financièrement pour assumer son rôle de maman (ou son projet « bébé »).

Enfin, elle ajoute que je ressens une obligation de toujours fuir les conflits, ainsi qu’une sensation d’abandon et enfin que je me sens non-aimée (encore, décidément). 

Effectivement, la première année de mes études quand j’ai demandé une aide financière à mon papa, cela s’est très mal passé et, sans rentrer dans les détails, ça s’est terminé en conflit. Et oui, il est vrai que j’ai ressenti une impression d’être abandonnée et non-aimée… 

Conclusion, je ne suis pas en paix avec moi-même donc pas en paix avec mon corps. 

Après ce rendez-vous, je perdrai encore 1 kg. Et voilà à quoi je ressemblais une semaine avant le mariage : 

 

Ne sous-estimez pas le force de l'inconscient

J’espère que cet article vous aura permis de prendre conscience de la puissance du lien qu’il existe entre le corps et l’esprit. Si vous saviez le nombre de personnes que je reçois en coaching qui vivent des blocages de ce genre. Votre corps n’est que la partie physique de ce que vous vivez. Ne vous concentrez pas uniquement sur lui, allez plus loin. 

J’ai tenté de résumer un max les rendez-vous tout en étant tout de même claire. Mais si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire, ça me fera plaisir. 

Et si vous avez eu le courage de tout lire, bravo ! 

A votre avis, je suis rentrée dans ma robe ?

Découvre-le ici. Je vous réponds et vous partage ce que j’ai mis en place au niveau alimentaire et sportif.

Partagez sur :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur email
Email

17 réflexions sur “Je veux rentrer dans ma robe de mariée ! (1/2)”

  1. Que dire de cet article…. À part que je me retrouve dans ce que tu raconte…. Ça fait 1 grosse année que je j’enchaîne les « galères », mon poids est stable mais je ne perds rien…. Et bizarrement je pense que tout est lié. Ce que j’aimerai pouvoir trouver un bon kinesio ! En tout cas bravo pour cet écrit et vivement la 2ème partie

    1. Effectivement on ne s’en rend pas toujours compte mais il y a souvent des liens entre… tout en fait ^^ Fais confiance eu bouche à oreille pour les kinésio ou teste et libre à toi de ne pas continuer avec la personne si tu ne le sens pas 🙂

  2. Je suis éblouie par la clarté de tes analyses et la confiance que tu nous accordes avec autant de transparence. Tu ne me donnes qu’une envie : reprendre rdv avec une Kinesio 😉 J’avais commencé… mais il y a encore du chemin 🙏 Merci 😊 Tu es une magnifique personne 😍

    1. Oh merci beaucoup j’avais justement peur de ne pas être claire. Dans mon esprit ça l’était mais de là à faire comprendre les liens que je faisais… Merci !
      Je te souhaite bcp d’épanouissement ! Et merci pour ce compliment 🙂

  3. Tout d’abord, je tiens à te féliciter car cet article est tellement bien ecrit, il se lit très facilement, j’ai adoré.
    Sinon, il est surtout très enrichissant, j’ai toujours eu du mal à croire en ce genre de médecine mais j’avoue que tu me fais changer d’avis.
    On a du mal à s’imaginer le lien si fort entre le corps et l’esprit c’est vrai mais là on en a la preuve!
    Hate de lire la suite. Et je sais que tu es rentrée dans ta robe car je te suis sur Instagram 🙈

    1. Ohhhh MERCI énormément pour ton commentaire, il me motive. J’ai toujours peur que mon style d’écriture ne plaise pas et j’ai toujours peur de ne pas être claire 🙂 Merci vraiment pour ton retour.
      Il y a quelques années j’étais comme toi, très cartésienne et mes études de psy très scientifiques ne m’ont pas aidé à changer d’avis. Mais à force d’entendre des témoignages dans mon cabinet, j’ai voulu tester par moi-même pour me faire mon propre opinion, et voilà 🙂 Si ça peut te rassurer la kinésiologie demande 3 ans d’études tout de même.
      Et tu as raison, dans notre culture occidental on ne nous apprend pas ce lien pourtant si fort et tombant sous le sens dans beaucoup d’autres cultures.
      Hihi alors si tu me suis je pense savoir qui tu es 😉

  4. Bravo pour cet article, il est vraiment très inspirant! Je suis persuadée depuis longtemps du lien corps-esprit et quel témoignage courageux que tu fais là.. Surtout dans ta position de coach, je trouve ca encore plus bluffant que tu te livres comme ca! Je pense que cet article pourra servir à beaucoup de personnes 🙂

    1. Merci beaucoup Sabrina 🙂
      J’ai besoin d’être authentique, voilà pourquoi me livrer ne me fait pas peur…
      J’espère vraiment qu’il aidera, c’est le but 🙂
      Belle journée à toi

  5. Pour bien le lire en entier, je l’ai lu en plusieurs fois, mais je l’ai fait! ☺ Avant de te rencontrer, je ne pensais pas que tout était si lié… Et maintenant j’écoute mon corps, Merci Wendy

    Je trouve ça hyper positif comme démarche et ça a du l’être tout autant pour votre couple. Ce genre de blocages peuvent ils revenir à un moment donné si on n’est pas attentif?

    1. Héhé bravo !
      Effectivement quand on bosse sur soi-même cela a des répercussions sur notre entourage et nos relations 🙂
      Je ne pense pas que les mêmes blocages, sous la même forme peuvent revenir. Par contre je pense que les blocages que l’on vit sont souvent (pour ne pas dire presque toujours) liés à nos blessures émotionnelles prédominantes. C’est un peu comme quand on a eu une entorse au pied droit, on reste plus sensible à cet endroit toute notre vie. Ca ne veut pas dire qu’on va toujours se reblesser mais par contre si on fait une chute, c’est à ce pied qu’on aura plus de chance d’être blessé et non au pied gauche. Tu vois ce que je veux dire ?
      On ne fait pas disparaitre une blessure émotionnelle, on en diminue l’intensité. Pour qu’elle ne nous fasse plus souffrir

  6. Merci Wendy pour ce touchant témoignage. Le fait de te mettre à nu, d’exprimer ainsi tes ressentis et tout ce que tu as traversé et compris/conscientisé est un formidable exemple de sincérité et d’humilité. Même si nous n’arrivons pas à capter directement les messages, le lien corps/esprit est magique. Et c’est tellement enrichissant de croiser des personnes qui voient/sentent/comprennent ces messages et peuvent nous les transmettre… Félicitations et plein de moments de bonheur au quotidien 🍀🌟🧿💝

  7. J’avais hâte de lire cet article ayant parlé avec toi de kinesiologue par instagram!
    C’est un très bel article!
    Je suis comme toi lorsqu’on me contrarie je me renferme… On sait que ce n’est pas une réaction constructive mais dure dure de changer!

    1. Merci pour ton commentaire Marine 🙂
      Effectivement le changement n’est pas facile mais parfois bénéfique. Par contre si tu n’en souffres pas, pas de soucis, tu peux rester comme tu es. Tu peux aussi te dire qu’il ne faut pas « tout jeter à la poubelle » tu peux te refermer un petit peu moins mais le faire tout de même quand c’est vraiment nécessaire pour toi 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

risus efficitur. Sed ut odio suscipit ultricies ut tristique Donec quis porta.